Surconnexion : quand on ne parvient plus à se déconnecter
Parmi les personnes reçues au cabinet de La Jarrie, près de La Rochelle, beaucoup décrivent un smartphone qui ne quitte plus la main et une déconnexion devenue difficile, voire angoissante. Cet usage excessif des écrans s’installe souvent par petites touches, sans que l’on s’en aperçoive.
Toujours joignable, toujours disponible
Messagerie professionnelle le soir, groupes de discussion le week-end, notifications de toutes sortes : être joignable en permanence donne l’impression de devoir répondre tout de suite. L’esprit ne se met plus jamais vraiment en pause.
La peur de rater quelque chose
Le FOMO (fear of missing out) désigne la crainte de manquer une information, une invitation ou un échange. Les réseaux sociaux l’entretiennent, car il y a toujours quelque chose de nouveau à voir, ce qui pousse à revenir sans cesse sur l’écran.
Le smartphone comme refuge face à l’ennui ou à l’émotion
Pour certaines personnes, l’écran sert à éviter un moment de vide, de solitude ou une émotion difficile. Cette façon de s’en distraire peut avoir un lien avec la façon dont nous vivons nos émotions, nos relations et les ressentis du corps.
L’hyperconnexion n’est pas, en tant que telle, un diagnostic médical : elle décrit un mode de fonctionnement qui peut devenir pesant et qu’il est possible de faire évoluer.